Les 5 « T » du témoignage

Bonjour ! J’espère que vous avez été édifiées au travers de vos lectures cette semaine en Jean, chapitres 1-5. Je sais que pour ma part, je l’ai été ! Que ce soit la première fois que nous découvrons ces passages ou la centième fois, la parole de Dieu est une parole vivante qui ne cesse de nous surprendre, nous enseigner et nous encourager !

Cette semaine, nous avons retracé les premiers pas de Jésus dans son ministère. Partout où Jésus allait, il témoignait du royaume de Dieu et c’était la raison même de sa venue. Jésus répondit…Voici pourquoi je suis né et voici pourquoi je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. (Jean 18 :37)

Nous aussi, nous sommes appelées à rendre témoignage à la vérité et à témoigner de notre foi aux autres. Vous serrez mes témoins… (Actes 1:8) Ceci n’est pas une tâche réservée à quelques-uns ou à des personnes « mieux qualifiées » que nous. Non, c’est un appel pour chacune d’entre nous.

Il faut revoir notre notion du Temps

Quand nous pensons à notre emploi du temps au quotidien, nous jugeons qu’il nous est impossible d’y glisser quelque chose en « plus. » Même si ce « plus » est de témoigner de notre foi, difficile d’imaginer ajouter quelque chose dans nos journées déjà si chargées !  Mais l’attitude de Jésus envers son emploi du temps était bien différente de celle qui est souvent la nôtre.

Au chapitre 4 alors qu’il était fatigué de son voyage, Jésus s’arrête pour se reposer. Puis, quand tout un village en Samarie lui demande de rester quelques jours de plus, Jésus se rend disponible pour cet imprévu. Jésus n’avait que trois ans de ministère devant Lui. Pourtant il ne se souciait pas de remplir ses journées de rendez-vous ou d’établir des programmes dans le but d’atteindre le maximum de gens dans le minimum du temps. Non, Jésus était préoccupé avec une seule chose chaque jour : faire la volonté de son Père. (Jean 5 :30)

Quand nous sommes préoccupées en premier lieu par la volonté de Dieu pour notre vie, notre notion du temps change. Que nous soyons, comme Jésus, avec des journées chargées au maximum ou assise parce que nous sommes fatiguées du voyage, notre cœur est en repos. Nous savons que Dieu nous placera au bon moment et au bon endroit pour témoigner de lui et quand ce moment arrive nous sommes disponibles pour le faire.

Dieu connait les limites de notre corps et ces limites ne sont pas forcément celles de quelqu’un d’autre. Alors si vous êtes fatiguées, sachez-vous arrêter et vous reposer. Il se peut que Dieu souhaite justement utiliser cette fatigue, cette maladie, ou le découragement qui vous a arrêtée pour que vous soyez au bon endroit au bon moment. Quand nous sommes dans cette attitude de repos c’est bien plus que le simple fait de s’arrêter qui nous redonne de la force. Car comme Jésus,  faire la volonté de Dieu et  partager notre foi nous ravive et nous rafraîchit (Jean 4 :34) !

Un témoignage Taillé sur mesure

Nicodème est venu de lui-même voir Jésus dans la nuit mais c’est Jésus qui a initié une conversation avec la femme de Samarie en plein milieu de la journée. Comme avec l’appel de ces disciples, chaque personne qui est venue à Jésus était appelée par Dieu d’une manière différente et personnelle.

A chacun Jésus témoigne de la même chose, mais à chacun il adapte son discours selon leurs besoins. Pour Nicodème, chef religieux, qui connaissait parfaitement la loi et qui croyait l’observer au point de parvenir à Dieu, son besoin était de savoir que le salut n’était que l’œuvre de Dieu. Donc Jésus parle d’être né de nouveau, montrant que « être enfant de Dieu » n’est pas quelque chose que nous parviendrions à faire par nous-même. Pour la femme Samaritaine, qui a connu 5 hommes différents, son besoin le plus profond était de connaitre la réconciliation et l’amour de Dieu. Elle était « asséchée » avec un vide dans son cœur que seul l’amour de Dieu pouvait combler. Jésus lui parle alors de l’eau vive qui ne s’épuise jamais.

Dans notre témoignage, il faut savoir adapter notre langage et notre discours à la personne qui est en face. Au lieu de nous inquiéter de la formule magique à avoir pour conduire quelqu’un à Dieu, faisons confiance à l’Esprit de Dieu en nous qui nous donnera les mots justes.

Même quand la femme Samaritaine retourne dans sa ville pour témoigner de ce qu’elle vient de vivre, elle ne répète pas mot pour mot le discours de Jésus. Elle ne cherche pas à les impressionner ou les convaincre par des vérités spirituelles, ce qui aurait été certainement inefficace étant donnée sa réputation ! Mais elle suscite plutôt leur curiosité au point qu’ils partent eux-mêmes à la rencontre de Jésus. Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Et si c’était le Christ ? (Jean 4 :29)

Un témoignage pour Tout le monde

Lorsque les disciples voient Jésus parler avec la femme Samaritaine au chapitre 4, ils sont étonnés. Il s’agissait tout d’abord d’une femme, alors qu’à cette époque le judaïsme croyait que le fait pour un rabbi de s’entretenir avec une femme était au mieux une perte de temps et au pire une distraction l’empêchant d’étudier la Torah. De plus, il s’agissait d’une femme Samaritaine, un peuple mal aimé (pour le dire gentiment !) du peuple Juif. On ose imaginer que si les disciples avaient connu la vie de cette femme ils auraient été encore plus étonnés de voir Jésus lui parler.  Pourtant c’est à cette femme que Jésus décide de révéler son identité messianique.

Nicodème était un Juif pieux, un homme riche, un théologien très instruit. La femme Samaritaine était pauvre, immorale, une simple paysanne sans instruction. Pourtant ils avaient tous deux autant de valeur aux yeux de Jésus. Le message de la Bonne nouvelle est pour toute l’humanité, il traverse toutes les barrières culturelles ou sociales !

Il n’y a pas de différence, en effet, entre le Juif et le Grec : ils ont tous le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. (Romains 10 :12)

Un témoignage animé par la Tendresse et l’amour

Il parait qu’il ne nous faut que quelques minutes pour établir un avis sur quelqu’un. Ce n’est pas beaucoup de temps pour convaincre ! Et pourtant Jésus a parfaitement réussi cette étape avec la femme Samaritaine.

Le fait qu’elle soit venue à midi en pleine chaleur chercher de l’eau montre certainement qu’elle ne voulait voir personne. Car, un travail bien physique était habituellement accompli lors de la fraîcheur du soir ou du matin.  Probablement a-t-elle cherché à éviter la honte, voire l’hostilité et le mépris des autres femmes à cause de la vie qu’elle menait. Jésus connaissait tout de cette femme, et pourtant elle accepte de lui parler, et même de se confier en lui. Pour cela je crois qu’elle a dû voir en Lui quelque chose qui allait bien plus loin que ses mots. Elle a probablement dû voir dans son regard, dans son ton,  et sa manière d’être, un amour qu’elle n’a jamais connu auparavant.

Savez-vous que 70% de notre communication est non verbale ? Ne minimisons pas notre ton, notre regard, nos gestes corporels. Si nous sommes remplies d’amour pour les personnes non sauvées, alors cela se fera sentir dans nos mots mais aussi dans notre manière d’être.

Ce n’est pas notre Travail !

Au début de nos lectures cette semaine au chapitre 1 nous avons fait connaissance de Jean le Baptiste. Cousins, il connaissait déjà très bien Jésus. Pourtant il ne le connaissait pas encore en tant que son Sauveur et Seigneur. Sa maman, Elisabeth savait que Jésus était le Messie promis (Luc 1 :43) mais la révélation de Jésus à Jean ne se fait qu’au moment voulu par Dieu (Jean 1 :33). Il fallait que ce soit une révélation par Dieu lui-même,  à Jean, personnellement.

La révélation de Christ aux autres est le travail de Dieu qui se fera personnellement au moment voulu par Dieu. Quelle est alors notre responsabilité ? Comme Jean, rendons témoignage de ce que nous avons vécu au travers de notre salut. Comme Philippe en face des doutes de Nathanaël, invitons les autres à découvrir Jésus pour eux-mêmes : « viens et vois ! »  (vs 46)

Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés. (Jean 1 :13)

Soyons donc des femmes qui ont un fardeau pour les âmes perdues, prêtes à partager le message de la Bonne nouvelle. Un témoignage qui est son Travail, animé par sa Tendresse, pour Tout le monde, Taillé sur mesure et dans son Temps ! Certaines auront la joie de moissonner le fruit en voyant quelqu’un venir à Christ pendant que d’autres passeront leur temps à semer et arroser la Parole de Dieu dans les cœurs. Mais nous participons toutes dans l’œuvre de Dieu et partageons la même joie. Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. (Jean 4 :37)

*** A vous ! ***   Qu’avez-vous appris cette semaine au travers de nos lectures concernant notre témoignage ?

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