Être devant sa Bible n’est pas comme être devant un buffet…

J’aime bien aller de temps en temps flâner à la recherche d’idées dans ce grand magasin suédois présent aux quatre coins de la planète, Ikéa. Lorsque cette envie me prend pendant les vacances c’est l’occasion d’y aller avec les enfants et de déjeuner ensemble à la cafétéria. Chacun peut y composer son plateau selon sa faim, ses envies du moment et ses goûts. Contrairement à la maison où le menu du jour est obligatoire,  là  chacun laisse libre cours à ses envies et peut les satisfaire.  Bref chacun mange ce qu’il veut et ce qu’il veut seulement. Et je leur laisse ce plaisir même si les règles élémentaires de la diététique ne sont pas toujours au rendez-vous !

Etre devant sa Bible n'est pas comme être devant un buffet

Mais j’ai quelques fois l’impression que dans l’église, il arrive que nous nous comportions ainsi en considérant la Bible comme si nous étions devant un buffet.  Nous choisissons ce que nous aimons, ce à quoi nous désirons obéir, et ce à quoi nous ne voulons pas obéir. Nous aimons tous entendre parler de l’amour inconditionnel de Dieu, mais lorsqu’il s’agit d’entendre quelque chose au sujet de sa colère face au péché la situation est beaucoup plus délicate ! Vous pouvez faire votre tri dans les livres de la Bible, aimer étudier les prophéties et les livres comme l’Apocalypse, mais beaucoup moins aimer vous plonger dans les livres de doctrine comme l’épître aux Romains. Ou peut-être aimez-vous les livres du Nouveau Testament, mais beaucoup moins ceux de l’Ancien.

Aujourd’hui nous allons voir que Saül traite la Parole de Dieu et ses commandements comme s’il s’agissait d’un buffet. Il choisit ce à quoi il va obéir. Et cette attitude va être suivie de graves conséquences. En 1 Samuel 15 verset 3 Dieu donne à Saül un commandement très clair : « Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ». Dieu lui demande donc de tout détruire , et  au cas où cela ne serait pas assez clair, Il insiste : « tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes. » Dieu entre dans les détails pour s’assurer d’être bien compris. Puis nous arrivons verset 9 : Dieu leur donne la victoire et nous découvrons qu’immédiatement ils choisissent de ne pas obéir à Dieu. Le texte nous dit : « Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras et tout ce qu’il y avait de bon. » C’est un point que je trouve très intéressant : ils ont choisi de  garder tout ce qui avait l’air bon à leurs yeux.

Saül repris par Samuel pour ne pas avoir obéi aux commandements de Dieu - John Singleton Copley, 1798
Saül repris par Samuel pour ne pas avoir obéi aux commandements de Dieu – John Singleton Copley, 1798

 

Est-ce que dans notre vie, nous n’agissons pas comme cela ? N’y-a-t-il pas des choses que nous trouvons bonnes  et que nous aimons faire ou avoir, alors que nous savons très bien que Dieu n’est pas d’accord… Peut-être une émission de télé que nous regardons, un chanteur que nous écoutons, un livre que nous lisons… il peut y avoir des péchés dans notre vie que nous ne voulons pas lâcher alors même que nous savons que cela n’est pas bon.  C’est exactement ce qui se passe ici avec Saül. Et non content d’avoir désobéi nous allons voir qu’il aggrave son cas.

J’aimerais vous raconter une petite anecdote d’il y a quelques années… Alors que plus tôt dans la journée, j’avais fait un gâteau au chocolat pour le lendemain, je vois sortir l’un des mes enfants de la cuisine avec de magnifiques moustaches de chocolat autour de la bouche… Et alors que je ne demandais rien (et que, j’avoue, je souriais en mon fort intérieur ! ) mon enfant me regarde droit dans les yeux et me dit : j’ai pas mangé de gâteau au chocolat !  » Hum …. Ah oui ?  vraiment ?

Ce qui est acceptable avec un enfant de quatre ans qui est en train d’apprendre que maman ne peut accepter le mensonge, l’est difficilement avec un homme adulte, et qui plus est, est roi ! Et c’est pourtant ce que nous voyons. Le verset 13 nous indique que Saül se dirige vers Samuel (qui ne lui pose aucune question ! ) et lui dit : « J’ai observé la Parole de l’Éternel « .  Et à défaut de moustaches de chocolat, on entend derrière notre homme les bêlements des brebis… Avouez qu’il y aurait de quoi rire si ce n’était la gravité de la situation : il s’agit du Roi d’Israël tout de même !

L'obéissance vaut mieux que les sacrifices-copie

 

Et cela continue, alors que Samuel lui montre qu’il a menti et que la volonté de Dieu n’a pas été respectée, il lui répond comme répondent la plupart des enfants pris en faute : « c’est pas moi, c’est lui ! » Saül met la faute sur le peuple d’Israël puis invente une histoire : « C’est pour faire des sacrifices à Dieu ».  Incroyable n’est-ce pas ?!!

Il minimise la situation, il rationalise, se présente avec des excuses et s’enfonce dans le mensonge plutôt que de prendre ses responsabilités et de se repentir de son péché.  Samuel lui fait comprendre  qu’il est responsable  de la situation car il est le roi d’Israël. Oui, Dieu a fait de lui le roi ! Nous-mêmes en tant que « leaders », que ce soit à l’église ou à la maison dans notre rôle de maman, les enfants nous suivent. Si, dans nos vies, nous vivons dans le compromis, nos enfants nous suivront. Les pasteurs sont responsables de leur église, les patrons responsables de leurs employés. Et nous, nous sommes responsables des enfants qui nous ont été confiés.

Samuel continue en lui disant au verset 22 du chapitre 15 : « L’obéissance vaut mieux que les sacrifices ». C’est comme si Samuel lui disait : tu peux me raconter que tu vas faire des sacrifices, mais ce que Dieu veut c’est ton obéissance.

Ce que Dieu veut c’est notre cœur, notre volonté, nos vies déposées à ses pieds.

Non la Bible n’est pas un buffet. Nous ne pouvons la lire en choisissant ce à quoi nous voulons obéir et ce à quoi nous ne voulons pas obéir…

Saül a dû payer les conséquences de sa faute, et quel prix ! Samuel lui indique que son trône n’est désormais plus le sien, et à la fin du chapitre nous voyons Saül et Samuel rentrer chez eux. Leurs lieux d’habitation ne sont environ qu’à 7 km de distance l’un de l’autre et pourtant la Bible nous dit que Samuel pleurait sur Saül et que, plus jamais, il n’alla le voir. Il aurait rêvé probablement d’une autre vie pour le Roi d’Israël, une vie  soumise à l’autorité divine.

La question que j’aimerais vous poser aujourd’hui est celle-ci : Est-ce que Dieu vous demande de lâcher quelque chose dans votre vie, quelque chose que vous trouvez bon (comme les animaux  épargnés par Saül …) mais qui serait en désobéissance à Dieu ? Si nous croyons  que ces choses nous amènent de la joie, sachons que la joie de nous soumettre à Dieu sera bien plus grande et satisfaisante. Car Dieu honore l’obéissance de ses enfants. Alors faisons la joie de notre Dieu en lui obéissant !

signature25

Quelques pensées sur “Être devant sa Bible n’est pas comme être devant un buffet…

  1. Bonsoir Frédérique
    Rien à ajouter, sinon que ces passages m’interpellent au plus haut point… e Et l’image du buffet ajoute une note concrète qui permet de mieux visualiser l’attitude qui est, hélas! si souvent la mienne.
    Restez dans la grâce ce week-end encore !

    1. Bonsoir Nelly,
      Je serai malhonnête si je ne disais pas être concernée par la méditation d’aujourd’hui ! Nous avons toutes dans notre jardin secret des choses qu’il nous faudrait lâcher, et grâces soient rendues à notre Dieu qui par son Esprit nous montre progressivement (heureusement !)ce qu’il faut lâcher et nous équipe pour y parvenir. Je soupire souvent de voir sa patience à mon égard, lui qui vient me relever chaque fois avec amour pour me conduire plus loin sur ce beau chemin de sanctification… Bon week-end !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *