27 Lors de la dédicace des murailles de Jérusalem, on appela les Lévites de tous les lieux qu’ils habitaient et on les fit venir à Jérusalem, afin de célébrer la dédicace et la fête par des louanges et par des chants, au son des cymbales, des luths et des harpes.
43 On offrit ce jour-là de nombreux sacrifices, et on se livra aux réjouissances, car Dieu avait donné au peuple un grand sujet de joie. Les femmes et les enfants se réjouirent aussi, et les cris de joie de Jérusalem furent entendus au loin.
45 observant tout ce qui concernait le service de Dieu et des purifications. Les chantres et les portiers remplissaient aussi leurs fonctions, selon l’ordre de David et de Salomon, son fils; 
46 car autrefois, du temps de David et d’Asaph, il y avait des chefs de chantres et des chants de louanges et d’actions de grâces en l’honneur de Dieu.
Néhemie 12

Dans quelques semaines je me prépare à fêter l’une de mes fêtes préférées, mais il est fort possible que vous ne la connaissiez pas et probable que vous ne l’ayez jamais célébrée.

Thanksgiving, ou « la fête de la reconnaissance », plonge ses racines dans la culture américaine à ses tous débuts. En 1620 des Puritains d’origine anglaise se sont enfuis des Pays Bas pour rejoindre  l’Amérique. Recherchant la liberté religieuse, 102 hommes femmes et enfants sont arrivés trois mois plus tard à Plymouth (sur la côte Est des Etats-Unis). Le voyage semble avoir été très difficile avec beaucoup de tempêtes et d’épidémies. Pourtant ils ont continué à chanter, prier et lire leur Bible et personne ne s’est plaint. Soulagés d’être enfin arrivés, ils n’ont surement pas imaginé que le plus dur n’était pas derrière eux mais devant eux.

Arrivés à Plymouth durant un mois de décembre glacial, le capitaine du bateau leur a permis de rester à bord le temps de passer l’hiver. Rapidement la nourriture a commencé à manquer, rationnée à 5 grains de maïs par jour, sans compter ce qu’ils réussissaient à attraper ou ramasser. La faim a donné suite à la maladie et la maladie à la mort. Les morts de tous âges étaient enterrés dans la nuit par peur que les tribus voisines, les Indiens, se rendent compte de leur faiblesse et ne les attaquent. Pour cette raison les tombes n’étaient marquées que d’une prière. Ils ont continué à prier, louer Dieu et lire la Bible. Quand le printemps est enfin arrivé, ils n’étaient plus que 57.

Pourtant, lorsque leur navire est enfin reparti pour l’Europe, aucun puritain n’a voulu monter à bord. Tous étaient convaincus que Dieu pourvoirait. Quelques semaines plus tard, une rencontre inattendue l’a confirmé.

Squanto, un Indien d’Amérique, avait été capturé pour être réduit à l’esclavage dans sa jeunesse et amené en Angleterre. Vingt ans plus tard il a enfin pu retourner dans son village d’origine, Plymouth,  malheureusement pour découvrir que toute sa famille et sa tribu étaient morts lors d’une épidémie amenée d’Europe. Mais au lieu d’éprouver de la haine contre ces gens venus d’Angleterre,  Squanto a décidé d’utiliser ses connaissances et son anglais pour les aider. Il a pu leur faire rencontrer le chef d’une importante tribu des Indiens d’Amérique pour établir un traité de paix qui a duré plus de 50 ans. Puis il leur a appris tout ce qu’il savait sur l’agriculture et la chasse locale au point que la récolte cette année-là pour les pèlerins a été bien au-delà de leurs espérances les plus folles.

L’heure était venue de célébrer ! Alors, lors de leur culte de louange et de reconnaissance qui avait lieu chaque jeudi, ils ont invité Squanto, le chef de la tribu ainsi que quelques uns de ses amis pour fêter cela. Finalement, ils ont du prévoir bien plus grand car le chef Indien est arrivé avec plus de 90 amis ! La fête a duré trois jours avec de nombreux jeux et assez de victuailles pour tous.

Avant qu’Abraham Lincoln ne déclare en 1863 que désormais le dernier jeudi de chaque mois de novembre serait un jour férié, George Washington  créa le premier Thanksgiving Day décrété par le gouvernement national des États-Unis d’Amérique en 1789 et fit la proclamation suivante :

Considérant que c’est le devoir de toutes les Nations de reconnaître la providence de Dieu Tout-puissant, d’obéir à sa volonté, d’être reconnaissantes pour ses bienfaits, et humblement implorer sa protection et sa faveur, et tandis que les deux Chambres du Congrès m’ont, par leur Comité mixte, demandé de recommander au Peuple des États-Unis qu’un jour public d’action de grâce et de prières soit observé en reconnaissance aux nombreux signes de faveur de Dieu Tout-puissant (…) Nous pouvons alors tous nous unir en lui donnant notre sincère et humble merci, pour son soin et sa protection…

Mais la fête de reconnaissance n’est pas une idée  strictement Puritaine ou américaine. Les premières  fêtes de reconnaissance ont eu lieu bien avant 1620 et notre passage Biblique de ce matin en est un exemple. Alors pourquoi ne pourrait-elle pas devenir une tradition dans chacune de nos vies – peu importent nos origines ? Car la grandeur de Dieu est une réalité pour toutes les nations et pour tous les temps, il y a donc toujours de quoi faire la fête !

Le défi

Planifiez et organisez en famille et / ou avec des amis, votre propre fête de la reconnaissance ! Si le mois de novembre n’est pas un moment proprice dans votre calendrier, planifiez déjà un autre moment dans l’année pour organiser cela. Peut-être à une date symbolique pour vous, comme l’anniversaire d’une réponse à une prière importante, votre conversion… Pas besoin de faire une fête qui dure trois jours 😉 mais si l’idée de faire une fête de reconnaissance du style Thanksgiving vous tente, restez avec nous, nous vous en dirons plus la semaine prochaine !

Quelques pensées sur “Faisons la fête !

  1. Dans notre église à Mulhouse (et d’autres églises évangéliques ) nous organisons une fête de reconnaissance chaque année mi-octobre et nous partageons divers moments durant le week-end (salon de thé pour inviter les amis, voisins, etc), repas en commun, culte en commun… L’occasion aussi de témoigner des bénédictions du Seigneur vécues durant l’année écoulée…
    Merci pour cet historique, je ne connaissais pas tous ces détails…
    Bises et beau WE béni

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