Une histoire de confiance…

« Le cœur de son mari a confiance en elle… » Ce verset 11 de Proverbes 31 ne dit pas grand chose directement sur cette femme mais  la réponse de son mari à son attitude  en dit long sur elle. Que nous soyons mariées ou non, ce qui compte dans ce passage  est de saisir les traits de caractère de cette femme afin de les développer en nous.

Regardons en hébreu deux mots clés du verset 11 :

Coeur – leb = le coeur, largement utilisé au figuré pour représenter les sentiments, la volonté et même l’intellect. Parfois également traduit  par âme, intelligence, sagesse.

Confiance – batach = se précipiter vers un refuge; employé au figuré pour signifier se fier, être confiant, être en sécurité, être sûr. La version « Français courant » dit : « son mari place sa confiance en elle », la version Orsterwald « s’assure en elle » et la version Darby « se confie en elle ».

Avez vous remarqué que dans le mot confiance est  sous-entendue  l’absence de crainte, la présence d’une relation vécue en toute sécurité ? Cette nuance se retrouve aussi dans nos dictionnaires. Mais la crainte de quoi ? Examinons ensemble ce que sont les domaines de confiance d’un mari envers sa femme.

La confiance affective :

Un mari doit avoir une confiance absolue dans la fidélité de sa femme. Rien dans son attitude ne doit amener quelque doute que ce soit sur l’exclusivité de sa relation affective avec son mari.

Regardons quelques situations dans la Bible où le mari n’a pas pu avoir confiance en son épouse sur le plan affectif :

La femme qui organise ses infidélités durant les voyages de son mari (Prov 7 :10-21) est agressive par son attitude, ses propos et ses vêtements, la femme de Potiphar en Egypte (Gen 39:7-12) met tout en oeuvre (propos, gestes et regard lascif) pour arriver à ses fins  et enfin Bathséba alors que son mari est à la guerre (2 Sam 11:2) se baigne dans un endroit où elle peut être vue du palais du roi et se compromet.  Le point commun entre ces trois femmes est leur comportement qui est le point de départ de l’infidélité. (Nous ne parlerons pas ici de la responsabilité des hommes, ce n’est pas notre propos, mais n’oublions pas que chacun(e) est seul(e) responsable de son propre péché). Remarquons que les trois femmes ont agi alors que leur mari était absent, et même si ces situations sont volontaires et extrêmes nous pouvons en tirer des leçons.

Nous vivons dans un monde  où la provocation est reine, et j’ai souvent été effarée par le contenu des rayons de vêtements (et sous-vêtements) lorsqu’il a fallu acheter pour habiller nos filles alors pré-ados. Les images que nous recevons en permanence au travers des publicités, de la télé, des personnes que nous croisons (ou que nos filles côtoient en cours), des diktats de la mode, saturent nos esprits et peuvent nous empêcher de nous tenir sur nos gardes et de prendre le recul nécessaire, que ce soit sur notre façon de parler, de nous habiller, de nous maquiller ou de nous comporter avec la gente masculine, nous faisant tomber, sans le savoir, dans des attitudes provocantes. Restons vigilantes, ne laissons pas le monde modifier notre seuil de tolérance et n’hésitons pas à demander à nos maris  de nous dire (et à les écouter) s’ils trouvent quelque chose qui les dérange dans notre comportement, ils n’en seront que plus confiants ! Nous avons absolument besoin d’un regard masculin sur le sujet …

Nos maris doivent avoir la première place dans notre cœur (après notre Dieu bien entendu !). Est-ce le cas ?  Est-ce bien visible pour lui ? Il y a bien des choses, autres que ce genre d’infidélité, qui peuvent menacer la place de notre mari dans notre cœur. Quelle place vos enfants prennent-ils dans votre cœur ? Et votre travail à l’extérieur si vous en avez un ? Et vos loisirs ?  Et vous-mêmes ? Remarquez bien que je ne parle pas de la quantité de temps octroyé à ces différentes « choses », ce qui n’est pas forcément lié. Demandez à votre mari si il a le sentiment d’occuper cette première place et réfléchissez à ce que vous pouvez changer si ce n’est pas le cas.

La confiance « domestique » :

Nos maris nous font confiance pour ce qui est des responsabilités qui nous sont confiées au sein de notre foyer quelles qu’elles soient.

Durant l’histoire de l’humanité les hommes avaient pour rôle principal la conquête de nouveaux territoires, le défrichage, la construction de lieux de vie, la protection des personnes et le respect des règles. Les femmes quant à elles restaient à l’arrière, construisaient les sociétés une fois les terres conquises, transformaient leur maison en foyer, et enracinaient les cultures dans ces nouveaux lieux de vie au travers de l’éducation et de l’enseignement. La société d’aujourd’hui veut nous faire croire que la responsabilité  de la gestion du foyer est réductrice, servile et dégradante. Quelle tristesse … On devrait leur faire étudier la femme de Proverbes 31 ! N’oublions jamais que notre premier rôle de femme est dans nos foyers, auprès de nos maris d’abord, puis de nos enfants, indépendamment des choix de vie professionnelle à l’extérieur que nous pourrions avoir faits.

Quelle que soit l’étendue de nos responsabilités dans notre foyer, notre mari doit pouvoir avoir une confiance dans notre fidélité et notre désir d’accomplir les choses de notre mieux. S’agit-il de faire de notre foyer un lieu accueillant, chaleureux, ce havre de paix que chacun dans la famille a hâte de retrouver (nous y compris !) comme un lieu où il se sent bien ? La déco, les parfums que ce soit l’odeur du propre ou celle d’un bon repas, le rangement ? L’éducation au quotidien des enfants, la gestion de leur santé ? la gestion de l’argent ? Nous verrons dans ce Proverbe 31 dans les semaines à venir quelques domaines de compétences  que nous pouvons développer.

La confiance dans la discrétion :

Le mariage est le cadre parfait pour ouvrir son cœur à l’autre. Et lorsque l’on ouvre son cœur, on devient vulnérable. Cette vulnérabilité nous rend plus fragiles face à l’autre, et il devient alors très facile de faire du mal. On confie à l’autre ses craintes les plus intimes, ses luttes les plus cachées. Le mari partage pour pouvoir être épaulé dans la prière, encouragé dans ses combats par celle que Dieu a placé à ses côtés, et non pour que cela soit raconté à sa meilleur amie, à sa mère, publiquement devant des amis ou pire encore…sur le blog qu’elle tient sur le net ou sa page Facebook. Nous voyons ainsi Delila utiliser ce que Samson lui avait confié contre lui (Juges 16:15-17) en le racontant aux Philistins. Suite a ces révélations, les philistins lui crèveront les yeux et il sera fait esclave.

Proverbes 11:13 (version Français courant) « Celui qui parle à tort et à travers trahit aussi les secrets. Un homme digne de confiance garde tout pour lui. »

Ahhhhh la langue… Un problème bien féminin !

La confiance dans le fait qu’elle ne fera rien pour lui nuire :

Le verset  12 nous le répète : Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.

Notez-bien tous les jours de sa vie… Il n’est pas écrit ‘quand il est agréable » ou « quand elle est de bonne humeur »ou « quand elle en a envie », il n’est pas seulement écrit « pas de mal » mais il est bien mentionné qu’elle lui fait du bien… Comment faire du bien ? par des actions bien entendu mais aussi par des paroles.  Lors de notre mariage, nous avons fait le choix d’un engagement inconditionnel envers une personne imparfaite. Nous le savions, nous ne l’avons pas découvert en cours de route, même si nous ne savions pas tout ! Alors ne conditionnons pas notre comportement par le leur… Regardons à nouveau le sens des mots en hébreu :

Le mot hébreu « ra’  » traduit par « mal  » dans ce verset signifie : méchanceté, donnant peine, tristesse, mauvais, méchant , mais aussi désagréable et déplaisant.

Le mot hébreu « towb » traduit par « bon » signifie : bon, agréable, plaisant, de grande valeur, excellent, et est aussi traduit dans la version Segond par pur, apportant bien-être, grâce.

Bon eh bien je pense que ces traductions valent tous les commentaires du monde !

Nous avions vu la semaine passée avec Annie que la femme de Proverbes 31 est une femme forte, plein de courage, vaillante. Est-ce que vous ne trouvez pas que nous continuons sur la même lancée ? Nous avons vu aujourd’hui sa volonté d’être une épouse de confiance, que ce soit vis à vis des sentiments de son cœur, de ses responsabilités au sein du foyer, de son respect du secret, de ses bonnes intentions et actions envers son mari. Et nous avons découvert également comment toutes ces caractéristiques de personnalité concourent au fait que son mari se sent en sécurité auprès d’elle.

A vous : Y-a-t-il un domaine mentionné  ci-dessus dans lequel vous aimeriez agir prioritairement ? Notez-le et chercher quelques idées d’actions à mettre en place  pour faire changer les choses. Ne vous découragez pas si cela vous semble un changement tellement énorme, ce sont les petits rus qui font les grandes rivières… et chaque pas compte de la même manière sur la route qui mène au but !

Bon weekend à toutes !

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