J’aimerais laver vos pieds…

Vous aimez les nouveautés ? Moi aussi !  De nouveaux vêtements, un nouveau livre, une nouvelle application sur mon téléphone, un nouvel endroit à visiter… Les nouveautés attirent notre attention et nous aimons ce qui révolutionne et change notre vie. Alors quand Jésus donne à ses disciples un tout nouveau commandement, il s’attend à ce que cela attire leur attention, car il sait que ce commandement est complètement révolutionnaire !

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez–vous les uns les autres…(Jean 13 :33)

Jusque  là rien de nouveau…les disciples connaissaient la loi qui demandait d’aimer Dieu et son prochain. Mais voici ce qui est tout à fait inédit…

…comme je vous ai aimés.

L’ultime manifestation de l’amour de Jésus était son sacrifice à la croix pour nous. Alors quand nous entendons le commandement d’aimer comme Jésus nous a aimés, ceci peut nous sembler romantique mais pas très adapté à nos vies d’aujourd’hui. Car concrètement comment mettre un tel sacrifice en pratique ?

Heureusement pour nous, Jésus nous a laissé un exemple très clair de ce que cela veut dire.

Regardons ensemble en Jean 13 et essayons d’imaginer le scène…

A l’occasion de la pâque juive, Jésus revient à Jérusalem avec ses disciples pour célébrer cette fête importante. Jésus est là avec ces douze disciples dans la chambre haute. Désormais conscient que son heure est venue de mourir (vs. 1) nous savons que son cœur était troublé (Jean 12 :27). Assis à table les disciples se mettent à se disputer pour savoir qui est le plus grand parmi eux. (Luc 22 :23-27) (Mamans, cela vous rappelle peut-être de vos dîners en famille ?!) Mais au lieu de manquer de patience avec ces disciples, de partir prendre son repas ailleurs ou tout simplement les ignorer, Jésus décide de faire une chose à laquelle ses disciples ne s’attendaient pas du tout, et cela car Jésus a fait le choix de les aimer à la perfection et jusqu’à la fin (vs. 1)

Jésus […] se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

Au temps de Jésus, le lavage des pieds était un rite courant. On se déplaçait à pied, équipés de sandales et les routes étaient pleines de poussière, de boue et de cadeaux laissés par les bêtes qui partageaient également les routes. En bref, on peut dire qu’arrivés à la maison un bon lavage de pieds était nécessaire ! Cette tâche était uniquement réservée au dernier des esclaves, car salissante et tout sauf glorifiante. Nous n’osons donc pas imaginer leur surprise quand Jésus se mit à laver les pieds de ses disciples. Tout était là, la cruche d’eau, le bassin, le linge, mais aucun disciple n’a voulu prendre l’initiative de laver les pieds des autres. Auraient-ils seulement pu imaginer que leur maître et Seigneur le ferait pour eux ! La réponse de Pierre aux versets 6 et 8 nous donne une meilleure idée de leur réaction.

Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! […] Non, jamais tu ne me laveras les pieds.

Mais Jésus insiste et se baisse pour laver non seulement les pieds de Pierre, mais les pieds de tous les disciples, y compris les pieds de celui qui allait le trahir (alors que Jésus le savait déjà !)

Jésus a fait ceci afin que nous suivions son exemple. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin du rite du lavage de pieds. Mais Jésus enseignait ses disciples non pas à simplement suivre une action mais à suivre l’exemple de son amour manifesté au travers son service (vs 14-15).

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression de ne pas manquer d’occasions dans ma vie pour montrer mon amour aux autres au travers de mon service. En tant qu’épouse et maman (oserais-je aussi mentionner femme de pasteur ?), il me semble que mes journées et parfois mes nuits sont remplies par mes réponses aux besoins des autres!  Pourtant mon service reste limité. Quand arrive la fin de la journée, face aux disputes de mes enfants, ou quand je suis moi-même troublée, je préfère me retirer dans ma chambre plutôt que servir ! Quant à servir quelqu’un qui me veut du mal…  J’ai du mal à aimer comme Jésus à la perfection et jusqu’à la fin ! Regardons de plus près dans ce passage ce qui caractérise le service de Jésus, et qui devrait caractériser le notre.

L’humilité.

De sa naissance à sa mort, toute la vie de Jésus était caractérisé par son humilité (Phil 2:6-7). Quand nous servons par humilité, nous suivons son exemple. Nous aimons les autres comme lui nous a aimés. Car l’humilité que Jésus démontre en lavant les pieds de ses disciples, est la même attitude d’humilité qui l’a conduit à la croix pour mourir pour nous.

Nous savons pourquoi nous servons

Au verset 3 de notre passage nous voyons pourquoi  Jésus a fait cet acte de service auprès de ses disciples. Sachant que… Qu’est que Jésus savait ? Son identité devant Dieu. Il possédait la ferme assurance d’où il venait, d’où il allait et de ce que Dieu lui avait confié pour l’instant présent. Il n’existe pas de place plus glorieuse que la sienne ; pourtant il s’est humilié.

Quand nous sommes assurées de notre identité en Christ, nous n’avons pas de mal à nous humilier lors du service envers les autres. Ce n’est ni notre identité qui entrave notre service ni notre service qui constitue notre identité. Mais notre identité, la pensée de Christ en nous, devrait être ce qui libère notre service. Car en Christ, nous suivons son exemple d’humilité pour regarder les autres comme étant au–dessus de nous–mêmes. (Phil 2:4-5)

Nous savons qui nous servons

Quand nous sommes confiantes en notre identité, nous savons non seulement pourquoi nous servons mais aussi pour qui nous servons. Tout ce que vous faites, faites–le de (toute) votre âme, comme pour le Seigneur, et non pour des hommes. (Col 2:23)

Quand c’est Dieu que nous servons en premier, nous sommes libérées des réactions des autres qui pourraient motiver ou décourager notre service. Que notre service soit apprécié, reconnu ou même qu’il accomplisse des changements dans le cœur des autres n’est finalement pas de notre ressort. Certains nous rejetteront ou ne comprendront pas nos actes d’humilité alors que d’autres en seront profondément touchés. Mais notre objectif de service est tout d’abord de servir Dieu. Marcher dans l’amour, à l’exemple de Christ, est se livrer soi-même à Dieu, pour les autres. (Ep 5 :2)

Et ceci nous donne la joie !

Désormais conscientes de l’exemple que nous devons suivre dans l’humilité et le service, il ne nous reste qu’une chose à faire : le pratiquer ! Il est vrai que manifester notre amour de cette façon est encore aujourd’hui une idée complètement révolutionnaire dans notre société ! Mais nous avons la promesse que si nous suivons l’exemple du Christ nous connaîtrons la joie véritable et toutes les bénédictions qui en découlent ! (Jean 13 :17)

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