La tête dans le placard, je cherche deux chaussures de la même couleur…

Voici un article paru il y a quelques années dans le journal de notre alliance d’église… Nos enfants ont bien grandi depuis mais il m’arrive encore d’avoir la tête dans mon placard !… 

Je passe la porte de l’église et une très chère sœur en Christ m’accueille chaleureusement en souriant : « Oh Frédérique, je ne sais pas comment tu fais, tu arrives tellement bien à tout gérer…tu es tellement organisée ! ». Eh bien aujourd’hui je vais toutes vous décevoir, … à moins que je ne vous rassure ?

Non, vous n’étiez pas là à la maison, trente minutes plus tôt, où, la tête dans le placard à chaussures je cherchais désespérément  deux pieds de la même couleur, où je renvoyais l’un des enfants enlever son t-shirt tâché (cette fois-ci je m’en étais rendue compte avant d’être arrivée à l’église), où il a fallu sortir un ado de force de la salle de bain, où un autre est parti sans être coiffé, et pour finir où il a fallu dix minutes pour trouver les clés …Et ce tableau n’est pas exceptionnel dans le déroulement de mes semaines.  Je suis désolée, je ne suis pas celle que vous croyez !

Dans notre monde, nous sommes quotidiennement bombardées d’images de pseudo-perfection : la coiffure impeccable dont aucune mèche ne bougera de la journée, la peau sans tâche ni bouton, le linge immaculé et parfaitement repassé, une ligne svelte et un rasage parfait, des enfants toujours impeccables et parfaitement bien élevés… Nous subissons ces images de soit-disant « perfection », et finalement, sans même que nous nous en rendions compte, elles modèlent beaucoup notre façon de penser.

C’est alors que nous commençons à nous comparer les unes aux autres, y compris dans nos assemblées, en trouvant unetelle toujours tirée à quatre épingles, untel toujours de bonne humeur, ou cette autre famille encore quasi parfaite… Paul nous met en garde en 2 Corinthiens 10:12 des dangers de la comparaison. Nous devrions revenir à une vérité de base : nous sommes tous des pêcheurs !  Nous chutons, et nous chutons toutes. Mais Proverbes 24:16 nous rappelle que «  sept fois le juste tombe et il se relève ». Le perfectionnisme que nous subissons aurait tendance à nous faire penser que le juste ne doit jamais tomber ou quasiment jamais. Alors nous nous cachons, couvertes de honte et de culpabilité, et nous nous décourageons pensant que jamais nous n’y arriverons.

Notre devoir est alors de confesser, de demander pardon et de se relever avec l’aide de Dieu. Je pense que malheureusement, en tant que femmes, épouses, mères, et même filles, nous tombons facilement dans ce piège. Cela commence avec le désir d’être un bon exemple pour notre famille, puis nous regardons les autres, pensant les voir réussir là même où nous échouons, et nous nous arrêtons dans notre course, nous disant que jamais nous n’y arriverons. Nous devons alors reprendre notre marche et nous rappeler 2 Corinthiens 12:9 :  « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Je mettrai donc bien plus volontiers ma fierté dans mes faiblesses, pour que la puissance du Christ repose sur moi.

Bien entendu, cela ne doit pas nous entraîner dans l’autre extrême, les standards fixés par Dieu n’en restent pas moins élevés, et même au-delà de ce que nous pouvons imaginer :  « Comme des enfants obéissants… devenez saints dans toute votre conduite » 1 Pierre 1:14-15.

Quel apparent paradoxe n’est-ce pas ?

Ne nous arrêtons pas dans notre course, ne nous laissons pas découragées par l’image que nous percevons des autres mais attachons-nous donc à rechercher l’excellence dans notre vie, étant animées du désir de refléter la gloire de Dieu, mais acceptant aussi que cela soit « imparfaitement ».

Persévérons, car nous savons que : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour de Jésus-Christ. » Philippiens 1:6. Quelle merveilleuse promesse n’est ce pas ?

Quelques pensées sur “La tête dans le placard, je cherche deux chaussures de la même couleur…

  1. L’envers du décor en quelque sorte… 😉 Là aussi il faut apprendre à lâcher prise…
    Tu connais le livre de Cindy Ghys « J’arrête d’être parfaite  » ? ( Editions Eyrolles)
    Bises et belle journée

    1. Bonjour Denise ! non je ne connais pas ce livre, je vais regarder ça de plus près, une lecture pour mon été peut être ? ! Merci pour la suggestion, Bises et bon week end â toi ❤️

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