Le mot le plus sage que ma mère m’ait appris

Alors que je n’avais que 2 ou 3 ans, ma mère m’a appris un mot. Un mot qui est certainement celui qui m’a le plus servi durant mes 30 et quelques années de vie. Un mot capable de changer le cours d’une journée, d’une relation ou même d’une vie. Un mot empreint de sagesse.

Je ne sais pas pour vous mais cette semaine d’étude dans la vie de la femme de Proverbes 31 a été extrêmement riche pour moi. Plus nous étudions cette femme et ses traits de caractère, plus je l’admire pour son amour sincère pour Dieu et les autres. Elle était une femme sage. Cette sagesse qu’elle possédait venait, non d’une capacité naturelle ou de longues années d’études, mais d’une relation personnelle et vivante qu’elle avait avec Dieu. Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Eternel (Prov. 9:10)

Mais la sagesse de cette femme ne se voyait pas que dans ses actions, car arrivées au verset 26 de notre passage nous avons découvert : Elle ouvre la bouche avec sagesse, Et un enseignement bienveillant est sur sa langue. En plus d’agir avec sagesse cette femme parlait aussi avec sagesse et était disposée à enseigner la parole de Dieu aux autres. Proverbes 16:23 nous instruit : Celui qui est sage de cœur manifeste la sagesse par sa bouche, Et l’accroissement de son savoir paraît sur ses lèvres.

Avez-vous pris le temps jeudi de cette semaine de regarder toutes les références concernant la langue de sagesse ? Je sais qu’il y en avait beaucoup, mais ce n’était pourtant qu’un petit échantillon de tout ce que le livre de Proverbes nous enseigne à ce sujet ! Une langue de sagesse – quel pouvoir ! Elle a le pouvoir de guérir (12:18), de nous garder (14:3), de calmer la fureur (15:2), d’apporter la joie (15:23), de conduire les autres et de produire la sagesse dans leur vie (10:20 et 31).

Ah … avoir une langue sage ! Car bien plus que juste des sons qui sortent de notre bouche, les paroles que produit notre langue ont un très grand impact dans notre vie et dans la vie des autres ! Et si…et si seulement nos langues parlaient toujours avec sagesse. Car pour autant qu’une langue sage apporte la vie, une langue qui manque de sagesse conduit à la ruine. Tel, qui bavarde à la légère, blesse comme une épée…(Prov. 12:18)

Cette semaine dans votre étude vous avez pris le temps d’étudier un passage en Jaques 3 concernant la sagesse. Mais regardons juste quelques versets plus haut pour voir ce qu’il avait à dire concernant la langue. Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride… la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. (Jas. 3:2,8)

Non, nous ne sommes pas des femmes parfaites et malheureusement nous connaîtrons toutes des moments où, par notre langue, nous mettrons le feu à notre existence et à celle de ceux qui nous entourent ! Mais ceci n’est pas une excuse pour autant. Car voyons comment ce passage sur la langue en Jacques se résume. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères [ou mes sœurs !], qu’il en soit ainsi. (Jas. 3:10)

Qu’en est-il de nos langues ? Apportons-nous la vie, la guérison, la joie et le calme par nos mots ? Ou bavardons-nous à la légère et parlons-nous sans réfléchir ? Nos langues démontrent-elles la sagesse de nos cœurs ? Nos paroles sont-elles le reflet de notre crainte de Dieu ?

Et quand cela n’est malheureusement pas le cas, que devrait alors être notre réaction ?

Vous vous demandez peut-être…et ce mot alors que vous avez appris quand vous étiez petite ? Qu’a-t-il à avoir avec tout cela ? C’est un mot tout simple en fait que nous connaissons toutes…

pardon.

Oui, un tout petit mot, mais quand il est mis en action il a le pouvoir de changer le cours d’une journée, d’une amitié et même une vie. Dès mon plus jeune age, ma mère m’a appris à regarder quelqu’un droit dans les yeux et à demander pardon lorsque je leur avais fait du mal. Et figurez-vous, ce n’est pas quelque chose qu’elle demandait seulement à sa fille, mais c’est quelque chose qu’elle mettait, et qu’elle met encore en action dans sa propre vie.

Vous vous souvenez de votre étude cette semaine du premier trait de caractère qui devrait caractériser une femme avec la sagesse de Dieu ?

Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. (Jas. 3:13)

Ce mot traduit ici en « douceur » en français veut dire en grec la douceur envers Dieu, soumission, humilité et une attitude opposée à l’affirmation de soi et à  la recherche de son propre intérêt. Nos actes, qui englobent aussi nos paroles, démontrent si nous possédons une véritable sagesse ou non. Et le premier signe de la sagesse est un esprit d’humble douceur.

Car oui, nous bronchons toutes malheureusement avec notre langue. Mais quand nous possédons une véritable sagesse (et souvenez-vous, nous y avons toute accès !) il devient évident que notre humble douceur nous amène à demander pardon encore et encore ! 🙂

**A vous ! En plus de ma maman, je peux penser à plusieurs femmes autour de moi vers lesquelles  je me tourne quand j’ai besoin d’un mot de sagesse. Ces femmes ne sont pas parfaites, mais en plus d’avoir souvent un mot d’encouragement à m’offrir, elles sont très promptes aussi à me demander pardon quand il le faut. La douceur de leur sagesse est évidente ! Avez-vous des femmes comme cela dans votre vie ? Etes-vous une amie comme cela pour d’autres ? Est-ce que votre bouche apporte le bien-être et la guérison ou l’épée qui blesse ? Peut-être avez-vous besoin de demander pardon à quelqu’un dans votre entourage pour vos mots déplacés ? Il n’est jamais trop tard !

Celui qui est sage de cœur est appelé intelligent, Et la douceur des lèvres augmente le savoir. (Prov. 16:21, SER)

Quelques pensées sur “Le mot le plus sage que ma mère m’ait appris

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