Ruth : Semaine 1 — Un choix raisonnable

Bonjour et bienvenue chères soeurs dans notre première semaine d’étude de Ruth ! Je suis vraiment dans la joie de commencer cette étude avec vous !

En vous présentant cette étude, je vous ai fait part de ma relation un peu particulière avec ce livre de la Bible, livre que j’aime de plus en plus. Je profite de l’occasion pour remercier particulièrement le groupe de femmes de mon église qui m’a accompagnée lors de mon premier voyage dans ce livre. Même si ma réflexion a bien mûri depuis, j’ai nullement l’impression d’avoir tout « couvert » lors de cette étude. Il y aurait encore tant à dire, tant de vérités à creuser et à appliquer dans notre vie. Et c’est tant mieux, car voilà toute la beauté de la Parole vivante de notre Dieu ! C’est pour cela que j’espère que durant cette étude, vous n’hésiterez pas à venir laisser sur le site vos pensées sur ce livre.  Nous sommes toujours ravies d’apprendre ce que le Seigneur vous enseigne personnellement au travers Sa Parole ! 🙂

Si vous avez manqué l’article de la semaine dernière, je vous invite à le lire avant de commencer,  vous y  trouverez le cahier d’étude à télécharger et à imprimer pour vous accompagner durant ces prochaines 6 semaines.

Verset de la semaine

En complément de votre étude, nous vous encourageons également à prendre le temps de mémoriser des versets du livre de Ruth ! Voici celui que nous avons sélectionné pour vous cette semaine…

Votre étude de la semaine

En complément des passages VOCAP que vous aurez à lire et à étudier chaque jour, vous pourrez revenir sur le site pour la partie complémentaire de l’étude.

Cette semaine nous allons passer tout notre temps dans les 7 premiers versets de ce livre. Ne vous inquiétez pas, nous accélérerons ce rythme « d’escargot » par la suite 😉 mais je crois qu’il est très important de poser tout d’abord les fondements et le contexte de cette étude avant de poursuivre. Ces 7 premiers versets sont souvent ceux que nous lisons le plus rapidement car il faut le dire, ce sont les moins « joyeux » de notre livre. Nous préférons passer rapidement à la suite afin de parler de choses plus heureuses. Nous y arriverons mais pour l’instant accrochez-vous et appréciez ce rythme pour prendre le temps de creuser profondément dans ces versets et y trouver bien des vérités pour notre vie.

Lecture  du jour : Ruth 1: 1 et Juges 2:10-19

Le temps des Juges est constitué d’une période de 400 ans prenant place après l’entrée du peuple d’Israël dans la terre promise avec Josué et avant l’arrivée du premier roi en Israël (estimé entre 1500 AC à 1100 AC). 

Dans votre lecture d’aujourd’hui dans le livre des Juges vous avez lu un bref sommaire de ce qui se passera dans les prochains 19 chapitres du livre. Il s’agit d’une période sombre de l’histoire d’Israël. Pendant cette longue période, le peuple d’Israël ne sortira pas de ce cycle péché-conséquences-délivrance.

Quelle était la racine du problème (Juges 2:10) ?

Dieu les avait pourtant mis en garde contre cela avant même que le peuple d’Israël n’entre dans la terre promise.

Lisez cette mise en garde en Deutéronome 8:11-20

Après tout ce temps de « chuter-crier à Dieu-être relevé-retomber »… nous aurions pu espérer que cela change et que le peuple d’Israël comprenne enfin la leçon.

Mais dans le dernier verset du livre des Juges nous lisons : En ce temps-là il n’y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. (Juges 21:25) . D’autres versions disent « ce qui lui convenait. »

Arrivé à l’époque de Ruth, le peuple d’Israël a vécu durant des générations sans véritable connaissance de la Loi de Dieu. Le peuple suivait alors son instinct plutôt que de suivre les lois de Dieu. 

Dans notre monde d’aujourd’hui, observez-vous que les gens suivent plutôt leur « instinct » pour ce qui est bon ou plutôt les lois de Dieu ? Qui décide si quelque chose est bon ou pas ? Est-ce que cela reste constant ou est-ce variable ? Quel est le danger de cela ?

Lisez Osée 4:6 pour ensuite l’écrire dans vos propres mots.

Y compris durant les périodes les plus difficiles, Dieu est à l’oeuvre sur le plan national, de la même manière qu’il est à l’oeuvre que ce soit sur le plan familial ou le plan personnel. Le livre de Ruth en est un bel exemple. Nous venons de faire aujourd’hui un survol de l’histoire du peuple d’Israël au temps des Juges. Dans les semaines à venir nous découvrirons peu à peu l’histoire individuelle –  sur le plan familial et le plan individuel –  que nous dévoilera le personnage de Ruth ; nous verrons comment Dieu oeuvre de très près dans les vies de gens comme vous et moi. 

Terminez votre temps dans la prière, en demandant au Seigneur de vous permettre de prendre ses 6 prochaines semaines pour examiner votre vie à la lumière de sa Parole. Nous sommes tellement bombardées dans notre société aujourd’hui par la notion d’instinct et la pensée du monde, alors demandons-lui de renouveler notre intelligence (Romains 12:1-2).

Lecture du jour : Ruth 1 : 1-2 et Lévitique 26:4-20

Nous avons fait connaissance aujourd’hui avec la famille d’Elimélek et Naomi, des Israélites venant de Béthléhem, Judah.

Béthléhem veut dire « maison de pain » mais selon Ruth 1:1, qu’est-ce qui se passait à cette époque dans le pays et qui a motivé leur départ en Moab ?

Le verset 2 de ce chapitre nous donne davantage d’indices pour les motifs de leur départ avec les noms de leurs enfants :
Mahlôn – qui veut dire maladif
Kilyôn – qui veut dire fragile

D’un point de vue géographique Moab était un pays très fertile qui ne subissait probablement pas de famine. Si la corpulence du roi de Moab (en Juges 3) était une indication de la situation gastronomique du pays, nous pourrions en conclure que l’on mangeait très bien à Moab ! 🙂 Pourtant Moab était loin d’être en accord avec la volonté de Dieu pour son peuple choisi. Issu d’une relation incestueuse (Genèse 19:30-38) Moab avait une relation compliquée avec Israël.

Lire les passages en Deutéronome 23: 3-6 et Juges 3: 12-14 pour ensuite décrire en quelques mots la relation entre ces deux peuples.

Aujourd’hui, de notre point de vue il est facile de juger cette décision, mais sincèrement, à la place de Naomi, qu’auriez-vous fait, qu’auriez-vous été tentées de faire ?  Partir à Moab, un endroit où il y avait de quoi nourrir ses enfants malades et fragiles, ne semblait pas être une décision raisonnable au vu des circonstances ? 

A votre avis le choix était-il justifié ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Que vous soyez maman ou non, l’instinct de prendre soin des nôtres est très fort en tant que femme. Mais sommes-nous réellement appelées à aimer et prendre soin de nos familles avant tout, coûte que coûte ? 

Qu’est-ce que Jésus a dit à ce sujet en Matthieu 10: 37-39 ?

Terminez votre temps aujourd’hui avec l’histoire d’une autre femme dans une situation très similaire à celle de Naomi en 1 Rois 17:7-15. Notez son choix face aux circonstances  et aux besoins de sa famille. Comment son choix a-t-il changé le cours de sa vie ?

L’être humain s’organise ; c’est du Seigneur que vient la réponse.
– Proverbes 16:1

Lecture du jour : Jérémie 17:9-10 et Psaume 139:23-24

Elimélek  veut dire « Dieu est Roi. » mais sa vie indiquait autre chose.  Son choix de partir en Moab avec Naomi ne mettait pas Dieu au centre en tant que Roi de leur vie.

Professons-nous avec notre bouche que Dieu est notre roi pour ensuite vivre autrement ? Dans votre vie, avez-vous fait aussi le choix par moments de partir en « Moab » ?

Si nous sommes honnêtes, je pense que nous pouvons toutes dire que par moments, peut-être même aujourd’hui, nous avons fait le choix « raisonnable » de partir en Moab plutôt que de prendre le risque d’obéir à Dieu.

Peut-être ce choix est-il motivé par le confort personnel, la sécurité, sa propre protection ou celle de ceux que nous aimons. Parfois c’est un choix « raisonnable » au vu des circonstances matérielles ou est-ce pour obtenir/conserver une sécurité affective ou émotionnelle.  Pour diverses raisons, nous  justifions nos choix de compromis face à  la volonté de Dieu en pensant que nous trouverons la solution à nos besoins en dehors de son plan pour nos vies.

Décrivez un moment de votre vie où vous avez fait des compromis face à votre obéissance à Dieu. Quelles étaient vos motivations ?

Actuellement, poursuivez-vous la connaissance de Dieu en vous rappelant ses bienfaits ? Ou traversez-vous plutôt une période d’oubli où vous avez laissé les choses de ce monde influencer votre instinct ?

Comme Elimélek et Naomi quand nous partons loin de la volonté de Dieu en cherchant ailleurs une solution à nos problèmes, nous faisons le choix de :

  1. Refuser d ‘écouter Dieu au travers de la famine qu’il permet et refuser de se soumettre à sa discipline.
    Qu’est-ce que Dieu voulait communiquer à son peuple au travers de la famine ? (revoir si besoin la lecture d’hier en Lévitique 26:4-20)
  2. Se priver du secours de notre Dieu fidèle.
    Lisez Psaumes 33:18-19 et 37: 18-19. Pouvons-nous faire confiance au secours de notre Dieu ?
  3. Oublier la souveraineté de Dieu qui contrôle toutes circonstances y compris les plus dures dans la vie de ses enfants.
    Qu’est que Romains 8:28 indique concernant toutes les circonstances, y compris les plus difficiles ?

Regardons maintenant de près la différence entre les deux mots pour décrire les intentions de Naomi et Elimélek en Moab et ce qui leur arrive réellement.

Au verset 1 nous lisons « pour faire un séjour » mais une fois arrivés (verset 2) « ils fixèrent leur demeure ».

Peut-être que comme Elimélek et Naomi nous raisonnons et justifions notre départ en Moab en se disant que c’est « juste » pour un temps. Mais  nous oublions qu’en succombant au péché, même un peu, nous nous livrons à lui pour en devenir ses esclaves. (voir Romains 6:16 et Galates 5:1)

Une seule chose devrait peser sur la balance dans la prise de nos décisions – est-ce que cela est la volonté de Dieu pour ma vie ?

Terminez votre temps aujourd’hui avec la lecture de Psaume 32:1-7 pour ensuite passez du temps dans la  prière et la confession devant notre Dieu.

Lecture du jour : Ruth 1:3-5 et Proverbe 3:11-12

Hier nous avons vu que la famine était une conséquence du péché sur tout le peuple d’Israël. En partant à Moab, Naomi et Elimélek ont donc cherché à contourner cette conséquence, mais ce qui leur est arrivé a eu un effet contraire. 

Quelle a été, dans la vie de famille de Naomi, la première conséquence  de leur départ en Moab ? (verset 3)

En verset 4, est-ce que Naomi et ses fils ont compris cette conséquence et sont revenus à Dieu ou ont-ils persévéré dans leur péché ?

Quel était l’ordre de Dieu concernant le mariage de son peuple en Israël ? (voir Deut. 7: 3-4)

Quelle était donc la conséquence suivante ? (verset 5)

Dans notre lecture d’aujourd’hui nous apprenons que Naomi a survécu mais dans sa vie elle a subi une autre sorte de mort. Lire un peu plus loin dans Ruth 1:20-21 pour découvrir laquelle.

Nous n’aimons pas parler des conséquences, n’est-ce pas ? Le monde nous dit d’agir maintenant et de penser après.  Dans l’église aussi nous avons parfois autant de mal à parler des conséquences de nos péchés car nous préférons parler plutôt de la miséricorde et de la grâce de Dieu. Mais nous ne pouvons séparer la grâce de Dieu de sa sainteté et sa justice. Le péché dans notre vie n’est pas sans conséquence. Un péché, « grand » ou « petit » aura toujours des conséquences de mort dans notre vie.

Etes-vous d’accord avec cela ? Peut-être cela vous semble trop dur de la part de notre Dieu qui est bon ? La crainte s’empare-t-elle de vous ? Soyez rassurées, pour moi c’est oui  !

Qu’est-ce que Jésus a dit au sujet de la crainte en Matthieu 10:26 ?

Avoir la crainte de Dieu veut dire « détester le mal » (Proverbes 8:13). Cette crainte qui est aussi le début de l’intelligence (Prov. 1:7) a pour but de nous empêcher de partir en Moab ou d’y rester. Dieu sait que même si notre « bon sens » nous dit autre chose, il n’y a que la mort qui nous y attend.

Y compris dans les conséquences plus horribles de nos fautes, Dieu est toujours à l’oeuvre pour nous ramener à Lui afin de retrouver la vie et d’être restaurée ! Oui, nous savons que ce que notre péché mérite est la mort (Romains 8:13) mais que dans sa miséricorde il ne nous traite pas selon nos péchés, il ne nous rend pas selon nos fautes. (Psaume 103:10) 

Terminez votre temps d’étude aujourd’hui en remerciant le Seigneur pour sa miséricorde et sa grâce salvatrice dans votre vie. Demandons aussi à Dieu de renouveler notre intégrité et de nous aider à prendre au sérieux le péché dans notre vie.

Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice.
– Jean 1:9

Lecture du jour : Ruth 1:6-7 et Luc 15:11-20

Après avoir lu le passage pour aujourd’hui et pris le temps de faire votre moment VOCAP, vous trouverez la méditation le concernant disponible sur le site.

Bonne étude et bonne semaine dans sa grâce ! 💛

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