Seigneur, quand vas-tu agir ?

Quelle lecture amusante cette semaine n’est-ce pas ?

Ce chapitre est un pur joyau d’humour de la part de Dieu.  Nous trouvons l’ironie sous différentes facettes, qui  pourraient réellement être utilisées par les professeurs de lettres pour décrire des formes d’ironie que nous trouvons dans la littérature ! Alors petit cours de français si vous le voulez bien, histoire de sourire un peu !

L’ironie existe dans la littérature essentiellement sous trois formes. L’ironie dramatique, l’ironie situationnelle et l’ironie verbale. Et que trouvons-nous ici ?

La première, l’ironie dramatique  : c’est une situation dans laquelle un personnage ignore un élément important de l’histoire que le spectateur, lui, connait. C’est exactement ce que nous voyons ici avec Haman qui pense être la personne dont parle le roi, alors que nous, spectatrices, savons qu’il s’agit de Mardochée !

La deuxième, l’ironie situationnelle : C’est celle qui se manifeste dans le décalage entre la situation prévue et la réalité ! Haman ici s’attendait à être honoré avec faste, et finalement c’est son pire ennemi qui sera honoré à sa place, et qui plus est, promené et honoré verbalement par Haman lui-même !

La troisième, l‘ironie verbale : C’est celle qui vous fait dire (volontairement) « oh… super ! » alors que vous venez de renverser sur vous votre bol de café au petit déjeuner ! Autrement dit, les mots prononcés reflètent autre chose que ce que vous pensez… Ici ce n’est pas exactement le cas mais cela nous y fait bien penser puisque Haman sera bien involontairement contraint de louer publiquement, haut et fort, cet homme qu’il aimerait plus que tout humilier publiquement.

Quelle scénario incroyable n’est-ce pas ? Il nous est facile d’imaginer la tête d’Haman pendant la conversation avec le roi puis sa tête alors qu’il promène Mardochée dans la ville… Voici l’ironie de l’orgueil d’Haman qui va précipiter sa chute. Nous aurons l’occasion d’en reparler la semaine prochaine.

Si nous prenons un peu de recul par rapport à l’ironie du texte, nous observons une nouvelle dimension : celle du timing de Dieu. Les évènements se sont enchaînés à un timing parfait. Regardons quelques points dans le livre d’Esther.

  1. Vashti sort de la scène, permettant ainsi à Esther d’entrer en scène en devenant reine au moment opportun.
  2. Mardochée  est au bon moment et au bon endroit pour entendre le complot qui s’ourdit contre le roi.
  3. Cette nuit-là au chapitre 6, le roi Assuérus n’arrive pas à s’endormir. Et pourtant, le jour même, le festin mentionné en Esther 5:4 signifie en hébreu « festin de vin » où il n’a fait que boire… Il aurait donc dû mieux dormir… Mais il y a urgence, Haman n’attend qu’une chose, le petit matin, pour venir demander au roi l’autorisation de pendre Mardochée, l’insomnie était donc nécessaire cette nuit-là pour prendre Haman de vitesse…
  4. A la lecture du livre des chroniques qui ne devait pas être un livre au suspens palpitant qui aurait empêché de dormir, le roi ne s’endort toujours pas et l’histoire qui lui est lue est précisément celle de Mardochée.
  5. Le roi se rend compte qu’il a une dette envers Mardochée, décide qu’il faut agir tout de suite et c’est à ce moment précis que Haman se présente au palais.

Le temps rythme nos vies sur terre. Dieu l’a voulu ainsi. Il y a un temps parfait pour être éveillée avec les effets de la lumière du jour comme, entre autres, la vitamine D et la régulation de l’humeur; et un temps parfait pour dormir, le sommeil nocturne davantage réparateur et permettant la fabrication d’hormones spécifiques. La nature suit, elle aussi, le temps, celui des saisons pour apporter ses récoltes de fleurs, fruits et légumes ou pour se reposer et reprendre ses forces.  Les relations humaines y sont également soumises avec le moment opportun pour parler de quelque chose à quelqu’un (par exemple demander une augmentation à votre patron ou parler à votre mari d’un sujet difficile !), les finances aussi avec le bon moment pour investir ou vendre. Nous mêmes femmes y sommes soumises avec le temps de fertilité, que ce soit l’intervalle de temps au sein de notre existence, ou celui de chaque mois.  Bref nous trouvons « le temps » partout, dont une partie que nous pouvons tenter de maîtriser, comme l’heure de coucher et lever, et l’autre partie que nous subissons intégralement comme les saisons.

Et de la même manière il y a le temps de Dieu qui rythme nos vies individuelles, qui organise les événements, les rencontres, répond à nos prières, intervient pour nous secourir… Ce temps, Dieu seul en a la maîtrise…

Avez-vous jamais pensé ou dit à Dieu :  Seigneur, cela fait longtemps que je prie pour cela, quand vas-tu répondre ?… ou bien :  Seigneur, je n’en peux plus, quand vas-tu agir ? …ou bien encore : Seigneur, ça y est, le moment est parfait, agis ! ou même : « oh non…. pas maintenant Seigneur…  »

Faire confiance au timing de Dieu, compliqué à vivre au quotidien n’est-ce pas ?

Et pourtant, nous ne pouvons pas apprendre à faire confiance à Dieu si nous ne faisons pas confiance à son timing.

Le temps de Dieu est souvent mystérieux, inconnu.

Actes 1:7 Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.

Notre Dieu ne veut pas nous révéler son agenda. Notre responsabilité est de vivre pour lui aujourd’hui et le laisser s’occuper de demain.

Avez-vous déjà traversé une crise dans votre vie, et avez-vous regardé en arrière une fois la crise passée en vous disant : « Ohhhh… Dieu est merveilleux, quand je regarde ce qu’il a fait, en Son temps parfait, c’est extraordinaire…  » Alors quand la crise suivante se présentera, il ne faudra pas oublier ce qui s’est déjà passé, que ce soit dans votre vie ou dans la vie d’Esther pour ne pas avoir à s’inquiéter du temps de Dieu… Voici ce qu’il déclare en Malachie 3:6  Car je suis l’Eternel, je ne change pas. Dieu nous laisse sa Parole pour notre instruction, alors cherchons-y inspiration pour notre vie, et  apprenons à ne pas vouloir que le timing de Dieu rentre dans notre propre timing.

N’oublions jamais que Dieu fait toute chose belle en Son temps (Ecclesiaste 3:11).  Le timing parfait de Dieu que nous voyons en Esther est le même timing parfait pour nos vies. Faisons-lui confiance !

 

 

 

 

Quelques pensées sur “Seigneur, quand vas-tu agir ?

  1. Oui, le temps du Seigneur n’est pas le nôtre.
    Souvent, nous nous attendons à voir nos prières se réaliser rapidement.
    Dans l’épreuve, quand nous ne pouvons plus rien maitriser, le lâcher prise est la seule possibilité qui s’offre à nous : tout remettre dans les mains du Seigneur.
    mais ce n’est pas facile…

  2. Oui, nous avons souvent la mémoire courte et nous sommes pressés de voir les choses changer, c’est difficile de les laisser entre les mains du Seigneur, nous voulons pouvoir maitriser les situations… je parle pour moi en tous cas…
    Mais le temps du Seigneur est toujours le bon…
    Merci pour ce mot qui fait du bien, « lâcher prise » est le mot d’ordre pour moi ces dernières semaines, pas simple…
    Belle journée bénie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *