Trouver Dieu dans le noir…

Je me réveille en sursaut au milieu de la nuit…. Je cherche à tâtons l’interrupteur de la lampe de chevet et ne rencontre aucun fil sur le trajet. Tendant la main un peu plus loin, je tente d’atteindre la table de nuit… Peine perdue je ne trouve rien ! Soudain une angoisse monte en moi, mais où se trouvent les meubles ? Je m’assoie sur le lit rapidement et essaie de retrouver quelques points de repère. Rien… l’angoisse monte d’un cran, cette obscurité devient oppressante. Je me lève, essayant de trouver la porte de notre chambre pour atteindre l’interrupteur. Je bute contre quelque chose sur le trajet, et me retrouve rapidement contre une paroi que je ne reconnais pas. Mais où donc est passée cette porte ?  Je m’agite encore un peu plus, touchant tout ce qui m’entoure, commençant à paniquer et réveille ainsi mon mari sans le vouloir. Lui, tranquillement, allume la lumière en me demandant ce qui se passe. Je découvre alors le décor qui nous environne… Nous ne sommes pas chez nous mais sur notre lieu de vacances et bien entendu,  aucun de mes points de repère ! Je réponds à mon mari que tout va bien et avec un grand soupir de soulagement, je retourne me coucher, repérant auparavant où se trouve l’interrupteur le plus proche !

Ne vous est-il jamais arrivé de traverser une de ces périodes si noires, ces moments de la vie où l’on a le sentiment que les ténèbres nous ont engloutis, où tous les points de repère disparaissent, où le désespoir, la crainte et l’angoisse nous envahissent, où comme le dit si bien David, « mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles » (Psaume 22 : 15b) ? Au milieu de la tourmente, les mots n’existent plus, le cœur sombre et le désespoir nous envahit. Les circonstances que nous traversons nous empêchent d’avoir une perspective éternelle de ce qui nous arrive, tellement la souffrance nous submerge.  Nous serions tentées de dire à Dieu : « Pourquoi ? ». Cette question part du postulat que la peine, la souffrance ou même la mort nous seraient distribuées selon  notre mérite. Ce n’est pas le cas. Nous vivons dans un monde où des enfants innocents meurent de faim alors que de véritables monstres  prospèrent.

Et pourtant la réponse est déjà dans cette question : Pourquoi ?  Joseph fut  victime à deux reprises  : la première fois vendu par ses frères et la deuxième fois jeté en prison en raison des mensonges de la femme de Potiphar – je vous laisse lire l’histoire si vous ne la connaissez pas en Genèse 37 : 1-36 et Genèse 39 : 1-20.  Dieu n’a pas voulu cela, mais il a utilisé ces terribles épreuves pour, entre autres choses, sauver un peuple entier de la famine (Genèse 41 : 1- 57). De la même manière, lorsque la vie terrestre semble nous engloutir, que notre cœur semble fondre comme celui de David, si la maladie, la séparation ou la mort nous frappent de près, il nous faut nous rappeler cela :

Même si la perte demeure, par Dieu le bien sortira de ce mal, et il sera bien plus grand que le mal qui en sera l’origine.

Ces situations nous poussent au bout de nous-mêmes, et il ne nous reste plus qu’une seule solution pour survivre : nous abandonner à Dieu et « lâcher la corbeille » (Psaume 81 : 7). Alors notre perspective de la vie change, nos valeurs aussi. C’est alors que je peux laisser Dieu tirer des trésors des tourmentes de ma vie et apprendre à me reposer sur Lui.

Nous sommes comme les disciples terrifiés par la tempête alors que Jésus était avec eux dans la barque (Matthieu 8 : 25,26) : Nous oublions que Jésus est avec nous. Pourtant les nombreuses promesses de Dieu sont là pour nous accompagner :

—– Je ne délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. (Hébreux 13 :5)

—-  Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; et les fleuves, ils ne te submergeront point.

        Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme de t’embrasera pas.

        Car Je suis l’Eternel ton Dieu… (Esaïe 43 ;2,3)

Les périodes les plus difficiles de notre vie nous poussent vers une totale dépendance envers Dieu ; c’est à nous…

de nous abandonner à Lui,

de nous tourner vers la Parole de Dieu en toute humilité pour entendre Sa voix,

de passer du temps dans la prière fervente, même si elle ne consiste que dans l’expression de soupirs de notre âme ;

Alors nous trouverons la persévérance, la paix et la confiance dans la promesse que Dieu nous a faite : Il a la maîtrise parfaite de notre vie… et nous trouverons Dieu dans le noir.

Quelques pensées sur “Trouver Dieu dans le noir…

  1. Merci pour cet encouragement ! Je ne peux m’empêcher de partager ce que je vis en ce moment en étudiant Job et la réponse de Dieu à ses souffrances : « Me connais-tu vraiment ? » Au lieu de chercher des réponses, cherche à connaitre Celui qui à toutes les réponses. Un beau changement de perspectives qui m’aide à rentrer dans Son plan, et à rester en paix malgré mes larmes…
    Belle continuation à « Vivre dans la grâce »…

    1. Merci Marie-Laure pour ces encouragements… quel réconfort que sa Parole dans les moments difficiles de notre vie, et quel réconfort de savoir que notre Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Qu’il vous entoure de sa grâce et encourage votre cœur…

  2. Merci encore une fois pour ce billet édifiant… 🙂
    Si la première partie prête à sourire, car nous avons tous l’une ou l’autre fois vécu pareille frayeur momentanée…, la réflexion qui suit me pousse à dire et même à témoigner que Dieu permet dans nos vies ces moments de noir total… (comme pour Joseph).
    Aujourd’hui je peux dire :  » Merci Seigneur pour ces moments où je me suis sentie totalement perdue, seule, abandonnée… Ce sont ces moments-là qui m’ont appris à Te chercher plus fort, ce sont ces moments-là qui m’ont appris à Te faire confiance et à dépendre enfin de Toi…

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