Y a-t-il une raison à mes souffrances ?

Partout autour de nous, nous voyons des marques de souffrance. La mort tragique d’un époux, des années de maladie et de douleur, des accidents qui nous laissent sans mots… la liste est longue. Face à de telles tragédies, nous pouvons nous poser la question : pourquoi de telles souffrances ? Pourquoi, si nous aimons le Seigneur, nous permet-il de vivre de telles choses ? Pourquoi, si Dieu est capable de guérir, ne le fait-il pas à chaque fois ?  

Voici de vraies questions…Existe-t-il de vraies réponses ?

Dans nos lectures cette semaine (en Jean 9 :1-38) nous avons fait connaissance avec un homme né aveugle, un homme habitué à la souffrance.

Pour la gloire de Dieu

En sortant du temple, Jésus rencontre cet homme et ses disciples lui posent une question : qui a péché, lui ou ses parents ? A l’époque la pensée  (et qui est malheureusement encore la pensée aujourd’hui dans certains milieux), était que la souffrance était le résultat direct d’un péché commis. Le sort du malade était donc mérité car cela servait de punition. Mais Jésus reprend les disciples sur cette pensée qui est erronée.

C’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. (Jean 9 :3)

Parfois Dieu nous appelle à la souffrance sans autre explication que celle de Lui faire confiance. Car au travers même des pires épreuves de nos vies, Dieu agit afin que ses œuvres soient manifestées en nous pour lui rendre gloire.

Mais d’abord il faut obéir

La façon dont Jésus procède pour guérir cet homme peut nous sembler pour le moins assez curieuse.

il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : Va, et lave–toi au réservoir de Siloé, nom qui signifie envoyé. Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. (vs. 6-7)

La route pour aller à Siloé était longue et peut-être même dangereuse pour l’homme aveugle. Mais par la foi, il obéit. Jésus aurait pu se contenter de dire un simple mot mais, avant même l’accomplissement de l’acte de guérison, il demande un acte d’obéissance.

Si vous prenez quelques minutes pour faire le récapitulatif de tous les miracles dans le livre de Jean, miracles précédant celui-ci, vous verrez qu’à chaque fois Jésus cherchait une même réponse du cœur. Jésus cherchait un cœur lui étant soumis par la foi et prêt à lui obéir. L’exemple qui me frappe tout particulièrement est celui de l’officier du roi. Il venait de faire un semi-marathon à pied pour demander à Jésus la guérison de son fils. Mais quand Jésus lui dit « va, ton fils vit » aussitôt il fait demi-tour pour refaire le chemin en sens inverse et rentrer chez lui. Quelle foi ! Quelle obéissance !

Pour que les œuvres de Dieu soient manifestées dans la vie de cet homme aveugle, il fallait que son cœur soit d’abord soumis à Dieu. Il en est de même pour nous. Si nous voulons voir les œuvres de Dieu manifestées dans notre vie, nous devons d’abord nous soumettre à lui avec un cœur de foi, prêtes à lui obéir.

Dans le but d’une manifestation

Nous pouvons être tentées de penser que la guérison de cet homme né aveugle était la fin d’une vie de souffrance. Mais la réalité est que sa guérison physique a déclenché des événements dans sa vie qui étaient certainement  très douloureux sur le plan émotionnel.

Quand Jésus décide de guérir cet homme le jour du Sabbat, en faisant de la boue avec ses mains, il provoque la colère de chefs religieux. Ensuite, devant les pharisiens, cet homme est questionné comme un criminel. Il semblerait que personne ne se réjouisse de sa guérison ! Même ses parents l’abandonnent pour qu’il s’explique seul  face à ses accusateurs. Et pour finir il est même jeté en dehors de la synagogue pour avoir dit la vérité ! Mais regardons avec quelle audace cet homme défend sa foi en Jésus ! Il ne se laisse pas intimider devant les questions et accusations de ces hommes haut placés. Il ne rentre pas dans une vaine dispute de mots, mais proclame simplement la vérité avec fermeté et conviction.

Dieu n’agit pas au travers de nos souffrances pour que nous gardions le silence. Quand Dieu œuvre à travers nos maladies ou nos souffrances, son but est de nous fortifier dans notre foi. Alors fermement enracinées en lui, nous sommes prêtes à défendre avec douceur la raison de l’espoir qui est en nous. (1 Pierre 3 :14-15) Comme dans la vie de cet homme, Dieu utilise le moyen de nos souffrances physiques pour nous préparer à souffrir pour le nom de Christ. Les souffrances de nos vies constituent un excellent tremplin pour le témoignage. Comme cet homme, ne cherchons pas à tout prix à persuader la personne en face. Notre responsabilité est de parler avec conviction ; c’est la responsabilité de Dieu de convaincre.

Seulement, conduisez–vous d’une manière digne de l’Évangile du Christ […] sans vous laisser aucunement intimider par les adversaires. C’est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut, et cela de la part de Dieu ; car il vous a été fait la grâce non seulement de croire en Christ, mais encore de souffrir pour lui. (Philippiens 1:27-29)

Ses œuvres, pas les nôtres

Mais, qu’en est-il quand nous ne recevons pas la délivrance ou la guérison physique de la part de Dieu ?

Un jour, dans sa gloire, nous serons éternellement guéries et délivrées de toute souffrance. (Ps. 103 :3) Parfois la volonté de Dieu est de nous guérir de nos souffrances ici-bas et nous ne pouvons que lui rendre gloire. Mais parfois sa volonté est autre. La guérison physique n’est qu’un acte limité dans le temps car limité à notre corps physique. Parfois Dieu souhaite dans son immense amour pour nous, utiliser nos souffrances pour faire un travail qui, lui, a une portée éternelle ; un travail dans nos cœurs qui, sans la souffrance, n’aurait pas été possible.

Dans notre histoire, nous voyons que la volonté de Dieu pour cet homme était la guérison physique. Mais à travers toute une vie de souffrance due à la cécité puis face à la souffrance qu’il vit à la synagogue, Dieu cherchait avant tout à changer son cœur. Dieu a utilisé ses souffrances pour opérer ce changement.

Que ce soit la délivrance de nos souffrances ou pas, le travail que Dieu souhaite faire dans notre vie est le sien, pas le nôtre. Notre responsabilité alors est de lui faire confiance malgré les circonstances. Quand, lors des moments de douleur,  les doutes sur la bonté de Dieu viennent nous envahir, nous pouvons nous accrocher fermement à ses promesses. Si nous faisons le choix de lui obéir et de nous soumettre à sa volonté, Dieu agira toujours pour sa gloire ET pour notre bien.

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Romains 8 :28)

Prenez courage, Jésus vient à notre rencontre !

A la fin de notre histoire, alors que cet homme doit se sentir seul au monde, Jésus vient à sa rencontre et  se révèle à lui. Face à nos souffrances, Jésus vient aussi à notre rencontre et se révèle à nous. Un jour nous le verrons face à face et nous aussi, nous tomberons à ses pieds avec des louanges. Mais dans ce monde-ci, il vient aussi à notre rencontre et nous réconforte à travers son Saint-Esprit, celui qui est aussi appelé le Consolateur.

Que face à nos souffrances, Dieu nous permette de voir l’œuvre qu’il souhaite produire dans nos vies. Que nous soyons soumises à Lui dans une attitude de foi et d’obéissance quelles que soient les souffrances…afin que ses œuvres soient manifestées dans nos vies pour sa gloire !

Que notre Seigneur Jésus–Christ lui–même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre et en toute bonne parole ! (2 Thes. 2 :16-17)

*** A vous ! *** Avez-vous déjà traversé des vallées de souffrance où vous avez vu les œuvres de Dieu manifestées dans votre vie ? Comment Dieu a-t-il changé votre cœur au travers votre vécu ?

Quelques pensées sur “Y a-t-il une raison à mes souffrances ?

  1. Bonsoir,

    Une piste de plus pour mon prochain témoignage. merci.

    On m’a diagnostiqué une sclérose en plaques en 2002, j’ai choisi de ne pas prendre les médicaments. J’ai tout de même rejoint un groupe de malades dans ma ville pour mieux comprendre cette maladie.
    Nous sommes deux à ne pas être médicalisées, Le regard des autres est parfois difficiles et m’a amené à douter de mes choix. Je tiens bon grâce à Dieu et mes frères et sœurs qui me soutiennent dans la prière. Je me suis totalement remise de ma première poussée et depuis rien ne bouge.
    Je connaissais Christ depuis l’enfance ( catholique) mais cette maladie m’a remise durement en question. Pourquoi moi ? À cause de quoi ? J’étais révoltée contre la médecine , la pharmaceutique, la vie ect….
    Diagnostiquée juste après mes deux grossesses, la pilule était dure à avaler.
    En couple, nous avons eu soif de la Paole, mais toujours pas de réponses satisfaisantes pour moi. Jusqu’au jour où mon pasteur m’a conseillé de lire Consolations divines de Watson, se fut la révélation, la consolation.
    Depuis j’ai trouvé la paix en Christ et cette maladie est une bénédiction pour moi.
    Je prie pour qu’Il se dévoile aux autres malades. J’ai de la peine à partager ma foi avec eux mais une amie s’est convertie depuis peu grâce au témoignage et à l’amour d’un handicapé de naissance, sans jambes et bras déformés mais qui rayonne Christ.
    Elle me l’a présenté et nous avons décidé de faire témoigner Prince ( c’est son nom😊)devant nos amis qui ne sont de loin pas aussi handicapés que lui. J’apporterai aussi mon témoignage et je me permettrai de lire : Ses œuvres , pas les nôtres , ces quelques lignes l’enrichiront magnifiquement.
    Notre rencontre se passera le 27 avril à 14h, nous avons reçu une vingtaine d’inscriptions entre les malades et les bénévoles qui nous entourent de leurs soins, que dans sa Grâce notre Seigneur guide toutes choses pour ce moment.
    Priez pour nous 🙏🙏s’il vous plaît.
    Sonia

    1. Merci Sonia de nous avoir partagé votre témoignage – un bel exemple de ce que le Seigneur peut faire à travers nos souffrances quand nous faisons le choix de se soumettre à sa volonté pour nous ! Je note le 27 avril de prier pour vous et cette rencontre – que votre exemple de foi touche les cœurs et les amènent à Lui !

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